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Acoustique vers de nouveaux espaces sonores…

Achevé fin 2015, le MiniLab Prospective Acoustique a permis de faire évoluer le regard sur la question du bruit des transports. Cette dynamique débouche aujourd’hui sur le lancement de nombreux projets au sein de SNCF.

Définir une stratégie de conception des espaces sonores de SNCF à 5 ou 10 ans… C’est avec cette ambition qu’Innovation & Recherche lançait courant 2014 son MiniLab Prospective Acoustique. Pendant deux ans, l’ensemble de la communauté acoustique de SNCF (Innovation & Recherche, direction du Matériel, SNCF Réseau, AREP, direction du Développement durable…) ainsi que des chercheurs de tous horizons ont partagé des idées et points de vue sur le bruit des transports et sa valeur sociétale : « À travers cette démarche de conception innovante, nous souhaitons faire évoluer l’état d’esprit sur les projets d’innovation et de recherche en acoustique, explique Baldrik Faure, chef de projet acoustique I&R. ll ne s’agit plus simplement de développer des solutions pour satisfaire les normes et législations. Il faut aller plus loin et construire l’identité sonore de SNCF à l’intérieur et à l’extérieur des trains.»

Des projets dans les starting-blocks

Un premier objectif plus qu’atteint ! À la Suite du MiniLab, une dynamique s’est enclenchée au sein de SNCF, qui se concrétise par des projets à court, moyen et long terme. En juin, une thèse mise en oeuvre par Abbes Kacem a démarré avec le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) sur « l’auralisation des transports ferroviaires en milieux urbains ». L’idée ? Intégrer les sources ferroviaires à un simulateur d’écoute de bruit en milieu urbain, en vue d’une utilisation auprès de riverains ou dans des projets de conception.

Une autre action concerne l’étude et le dimensionnement de murs antibruit fonctionnant selon la technique des « cristaux soniques ». « Des écrans constitués de bâtons verticaux espacés régulièrement, générant ainsi des interférences destructives, pourraient se substituer aux murs pleins en béton épais. En plus d’être “discrets”, ils pourraient être construits avec des écomatériaux comme le bambou, poursuit Baldrik Faure. Sur le plus long terme, l’idée serait aussi de travailler sur un nouveau modèle de gare. Peu visible et sans impact sonore, elle se fonderait complètement dans l’environnement. » Bien entendu, l’acoustique continue à être étudiée sous un angle industriel : « Selon le lieu ou le moment, l’impact du bruit d’un train n’est pas le même. Dans le cadre du projet TGV 2020, une réflexion sera menée avec Alstom sur le pilotage spatio-temporel, des équipements de refroidissement, qui sont source de nuisances sonores, ajoute Françoise Dubois, chef de projet acoustique I&R. La direction du Matériel va également financer un projet de recherche sur le bruit comme indicateur de dysfonctionnement. Une tablette ou un siège qui vibrent dans un train donnent de précieuses informations d’aide à la maintenance. À nous de savoir les exploiter. »

Des enjeux économiques et de gouvernance

Demain, l’un des grands défis sera de valoriser, d’un point de vue économique, la lutte contre le bruit en adoptant une vision commune et cohérente au sein de SNCF et en prenant en compte l’ensemble des enjeux environnementaux.