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Pour réduire la consommation
d’énergie et sortir du carbone.

Le TER hybride, le futur TER économe en gasoil et en CO2

Dès 2021, les TER pourront réduire d’environ 20% leur consommation énergétique. Moins de gasoil consommé, ce sont des coûts d’exploitation réduits et une nouvelle ambition pour la transition énergétique.

Le groupe SNCF est engagé depuis 2015 dans un plan énergétique ambitieux et s’est fixé deux objectifs chiffrés pour 2025 : améliorer sa performance énergétique de 20% et sa performance carbone de 25%. Alors que le train est déjà l’un des modes de transport le plus propre actuellement, SNCF amplifie ses efforts en faveur de la transition énergétique. L’enjeu est aussi celui de la performance économique de l’entreprise, l’énergie étant l’un des premiers postes de coûts du Groupe SNCF (1,3 milliard d’euros annuels dont 800 millions d’euros pour faire rouler les trains), et son premier facteur d’émissions de gaz à effet de serre.

Au service de cette ambition, l’innovation technologique est un puissant levier. L’une de ces innovations est un nouveau système de stockage d’énergie embarqué à bord des TER, dont un grand nombre fonctionne aujourd’hui encore avec une motorisation Diesel. Or 60% des émissions totales de gaz à effet de serre du Groupe SNCF proviennent de la traction des trains en mode Diesel.

Des trains hybrides

Pour réduire la consommation de gasoil et la production de gaz à effet de serre des TER, SNCF va remplacer la moitié des moteurs Diesel d’un TER par des batteries. Ces batteries lithium-ion de grande capacité récupéreront l’énergie de freinage du train, une énergie actuellement essentiellement dissipée sous forme de chaleur.
Ces TER hybrides pourront utiliser plusieurs sources d’énergie simultanément : électricité par caténaire et batteries ou moteurs Diesel et batteries.

La facture d’énergie en baisse

« Aucune autre solution ne permet à court terme sur le matériel en exploitation de tels gains d’énergie et de réduction d’émission de gaz à effet de serre », souligne Frank Lacroix, Directeur général TER. S’y ajoutera l’économie de maintenance des deux moteurs Diesel supprimés sur le train.
Par ailleurs, le TER hybride offrira de nouvelles fonctionnalités comme une augmentation ponctuelle de la puissance du train en cas de sous-tension caténaire ou de panne des moteurs Diesel, un arrêt des moteurs Diesel dans certaines gares et une autonomie sur batterie. De plus, à l’avenir, le train pourra devenir plus intelligent grâce à un logiciel qui optimisera l’utilisation des trois flux énergétiques, en temps réel et en fonction de la desserte du train.

Le premier TER hybride devrait rouler en phase d’essais dès 2020 puis en service commercial courant 2021, avant un déploiement en Régions à partir de 2022. Les Régions Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Grand Est (3 millions d’euros chacune) et Centre-Val de Loire (250 000 euros) sont les premières régions à s’être engagées financièrement. Deux autres Régions ont par ailleurs déjà marqué leur intérêt pour un éventuel déploiement en série: Hauts de France et Normandie.

A horizon dix ans, l’hybridation pourrait porter sur environ 400 trains TER (la moitié du parc TER Diesel), ce qui permettrait de réaliser une baisse de 10% de la consommation globale de gasoil de l’ensemble des TER en France. Au total, par ses performances en matière de consommation d’énergie, de coût et d’exploitation, le TER Hybride apparaît bien comme un premier pas vers la fin du diesel, envisagée à l’horizon 2050.

Avec le concours financier des Régions Occitanie, Grand-Est, Nouvelle-Aquitaine et Centre-Val de Loire.

 

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