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Les drones prennent leur envol

Avec l'émergence des drones civils, un nouveau chapitre s’écrit aujourd’hui dans l'aéronautique. En créant l'intra entreprise THEIA, SNCF s'est donné les moyens de réussir l'intégration d'une technologie à forte valeur ajoutée dans le domaine de la surveillance.

Les drones ne sont plus l’apanage des seules forces armées ! SNCF entend tirer le meilleur de ces appareils sans pilote pour repositionner l’homme dans la chaîne de valeur. Ces engins télépilotés à distance apportent en effet de la souplesse pour recueillir de l’information et prendre des photos dans des zones difficiles d’accès ou dangereuses (caténaires…). Comme l’ont démontré les différents tests réalisés depuis fin 2013 (viaducs de Roquemaure et des Fades, tranchées rocheuses de Jarasse et Auribal, surveillance de nuit sur raccordement LGV et à Lavaur…), le drone offre aussi la possibilité d’automatiser la surveillance du réseau et d’intervenir avec réactivité en cas d’intrusion de personnes, de vol de métaux ou encore de divagation d’animaux. Et ce, à coût bien moindre qu’avec des hélicoptères.

Une start-up au cœur de SNCF

Précurseur dans le domaine des drones, SNCF leur a consacré un Mini-lab en 2013. Cette démarche de conception innovante développée par l’École des mines ParisTech a permis d’élaborer une cartographie complète et d’évaluer là où l’emploi de cette technologie pourrait être pertinente. Désormais, il s’agit de développer des solutions et de les rendre opérationnelles dès la fin 2014. Pour porter cette ambition, SNCF a créé SNCF THEIA : « Les cycles d’innovation des drones ne dépassent pas les trois ou quatre mois. Afin de réagir avec agilité et autonomie, THEIA fonctionne comme une start-up interne, avec une équipe de cinq personnes, explique Nicolas Pollet, son responsable. Au sein de notre écosystème, nous nous appuyons sur les experts issus de Innovation & Recherche, de l’Ingénierie, du Matériel… Croiser nos connaissances nous aide à avancer, à innover et à rester en phase avec les besoins des opérationnels. Nous évoluons aussi au contact de constructeurs et d’opérateurs, du monde de la recherche (le centre français de recherche aérospatiale, Sup Aéro…), de la Direction de l’Aviation Civile (DGAC) ou de la CNIL. Nous discutons également avec EDF ou Total pour mutualiser nos développements. »

Des défis techniques et réglementaires

Des développements restent à réaliser sur certaines briques technologiques : « Pour améliorer la qualité de l’information et de l’orientation, nous travaillons au développement, à la miniaturisation et à l’intégration de différents types de capteurs : appareils photo, caméras, chambres de prise de vue, radars, lidars… Nous nous concentrons aussi sur la partie transmission pour contrôler le drone et les données transmises par les capteurs, notamment par la 4G », indique Flavien Viguier, chargé de mission drone SNCF THEIA. Les défis sont aussi réglementaires : « En 2012, la DGAC a déjà ouvert l’autorisation de vol de drones capables d’évoluer sur une dizaine de kilomètres. C’est une première étape, car nous souhaiterions opérer avec des appareils pouvant parcourir plusieurs centaines de kilomètres par jour. Avec la DGAC, nous allons travailler à la définition d’un cadre d’usage reconnu de tous. À nous aussi de bien traiter la question de l’amortissement des matériels, en nous tournant vers des technologies suffisamment ouvertes et évolutives », conclut Nicolas Pollet.

Éclairage : Les drones se mettent au vert

En partenariat avec la start-up Red Bird, SNCF THEIA développe une prestation d’inspection de la végétation reposant sur des drones. Des tests sont réalisés sur une emprise ferroviaire LGV Méditerranée de 25 km en région lyonnaise : « En un seul relevé, le drone donne la possibilité de modéliser et cartographier l’ensemble de l’emprise ferroviaire et d’analyser sa végétation : espèces présentes, densité… Et ce, de manière sûre et rapide, avec un niveau de précision de l’ordre du centimètre. À l’aide des données cartographiques et topographiques obtenues, nous allons pouvoir bâtir un système d’information géographique 3D* dédié à la maitrise et au suivi de la végétation sur le réseau », explique Benjamin Hugonet, le directeur commercial de Red Bird.

* Interfacé avec SIGMA, l’outil SNCF de maîtrise de la végétation développé par PSIG-LVE-ENV.